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Real Madrid: de Cardiff à San Mames, 6 mois et une éternité

Les deux onze ci-dessus sont en tout point similaires, sauf que le premier sont en mauves et les second en blanc, et pourtant 6 mois séparent les deux prises de photos. La première photo prise à Cardiff le 3 juin 2017 juste avant la finale de la Champions League face à Juventus et la seconde plus récente a été prise récemment lors du match de Liga face à l’Atlétic Bilbao. Deux matches, un onze, des fortunes diverses. Autres temps, autres mœurs dit-on. Si à Cardiff ce onze a pratiquement massacré les Bianconerris (4-1 pour le real), dimanche 03 décembre 2017 à San Mames, ils n’ont été capables que d’un bien piètre match nul (0-0).

 

Qu’est-ce qui a changé depuis?

Les différences entre les deux onze sont à peine détectables, la première est sans doute la coupe des cheveux. De Cardiff à San Mames, Keylor et Casemiro ont laissé pousser les cheveux pendant qu’Isco rasait les siens.

D’un point de vue plus sportif, le jeune madrilène s’est ralenti depuis six mois. Le jeu rapide proposé notamment en seconde période de la finale de la C1 a laissé place à un jeu, certes plus fluide pas tranchant. Ce changement est peut-être dû à la dépression dont peut souffrir les joueurs madrilènes qui voient Barcelone s’échappait chaque journée on ne peut plus. Logiquement l’inquiétude s’enracine en plus du stress d’entrer dans l’histoire, si ce n’est pas encore fait avec les deux champions League d’affilée.

Une équipe qui marque moins

A Cardiff, le Real Madrid a passé 4 buts en un seul match à la meilleure défense européenne. Cette saison, le Real enchaine deux matches à l’extérieur sans marquer. Après le nul de Wanda Metropolitano, c’est donc à San Mames que cette série noire se poursuit. Globalement, le bilan de l’attaque madrilène est loin de rappeler la hargne de la saison passée avec seulement 25 buts inscrits en 14 journées de championnat (mois que le Celta vigo, la Real Sociedad, Valence et Barcelona), pire les meilleurs buteurs en Liga sont Isco et Asensio avec seulement 4 buts chacun. Cristiano Ronaldo et Karim Benzema ne carburent pas, Gareth Bale joue ses parties plus à l’infirmerie que sur le terrain.

Un banc plus naturel

Ce qui faisait la force de ce Real de Cardiff était aussi la profondeur de son banc, pouvant faire languir toutes les équipes d’Europe. Zidane pouvait se permettre une turn-over dans tous les sens sans influer forcément sur le résultat. Conséquence, les cadres sont arrivés en pleine forme au tournant de la saison. Morata, Rodriguez, Asensio et Danilo n’avaient presque rien n’a envié à Benzema, Isco, Bale ou Carvajal. A Bilbao, Zidane avait dans son banc, des joueurs d’avenir certes mais pas encore affûtés à la trempe du Real. Kovacic, Mayoral, Ceballos, Théo et Lucas ont pour la plupart 22 ans ou moins. Lors de la demi-débâcle en Coupe face à  Fuenelebadra, Zidane a reconnu ne pas avoir la même marge de manœuvre que la saison passée.

La méforme des cadres

Modric et Kroos sont méconnaissables, Marcelo n’est que l’ombre de lui-même. Une équipe plus lente, en manque d’initiative. Le milieu du Real ne produit un jeu qui puisse surprendre l’adversaire. Aucun des 11 titulaires n’est dans sa forme d’il y a à peine 6 mois.

Manque de complicité

En six mois, le vestiaire madrilène a presque explosé. Les joueurs sont plus des collègues portant un même maillot qu’une équipe de foot. Deux blocs se sont créés, celle des espagnols amenaient par le capitaine Ramos et Isco; celle de non-espagnols amenaient par les vice-capitaines Marcelo, Cristiano et Benzema. Cette déconnexion se sent facilement sur le terrain.

Dandjes Luyila

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