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Liberia-RDC, quel sélectionneur pour les Léopards

A 37 jours de la deuxième journée de la campagne de qualification à la CAN 2019, la sélection RD-Congolaise est officiellement sans sélectionneur. Florent Ibenge, qui expédie les affaires courantes, n’a plus de contrat depuis février 2018. Dès lors, les dés sont lancés quant au futur probable sélectionneur des Léopards. Aux instances dirigeantes, aucun signe de fumée blanche à l’horizon.

Le bras de fer initié entre le Ministère des Sports et la FECOFA, avec en point culminant les deux derniers rassemblements (face à la Tanzanie et le Nigeria, ndlr), n’est pas proche de se terminer. Et comme on le dit souvent, quand deux éléphants se battent, ce sont les herbes qui en pâtissent, dans ce cas de figure, la sélection nationale donc la victime expiatoire des états d’âmes des décideurs.

Cependant à tout juste un mois d’un match qui s’annonce déjà décisif, les batteries semblent être mises en marche pour décanter la situation et trouver un compromis, l’avenir de l’équipe nationale en dépend. Dans ce jeu de poker, quatre noms de dégagent parmi les prétendants à la tunique du sélectionneur national. Ce qui est déjà sûr, le prochain sélectionneur, sera de nationalité ou d’origine RD-congolaise, condition sine qua none posée par les deux parties. Alors qui sont les quatre prétendants ?

 

Ibenge, le choix de la FECOFA

Désavoué par la quasi-totalité de joueurs professionnels, Florent Ibenge est candidat à sa propre succession. L’homme qui avait promis de ne pas demander un contrat s’il échouait à conduire l’équipe en Russie sait jouer avec les mots. Récemment dans une interview accordée à nos confrères de Léopard Leader Foot, Ibenge a nuancé. Selon lui, ne pas demander un contrat ne signifie pas refuser celui qu’on vous propose. L’équipe nationale ne peut rester sans sélectionneur et il y a reconduction tacite de son contrat dès lors qu’aucun remplaçant n’est trouvé, a-t-il tenté d’expliquer. Désavoué par la quasi-totalité des joueurs expatriés -on se souviendra toujours de la fameuse Excusez notre ambition lancée par Bakambu sur sa page Facebook-, Ibenge conserve tout de même le soutien de la Fédé. Cependant, d’après nos sources, sa reconduction serait conditionnée par sa démission de Vita Club, ce qui parait moins probable à l’heure actuelle.

 

Makelele, le choix des joueurs

Ancien international français, finaliste de la Coupe du monde 2006, Claude Makelele, 45 ans, a raccroché les crampons et tente de se faire un nom sur le banc. En 8 ans de carrière d’entraineur, l’ancien milieu de terrain du Real Madrid a connu 3 championnats et 5 clubs différents. Makelele veut ce poste, il en rêve. S’il n’a pas servi le pays de ses parents comme joueur, il veut le faire comme sélectionneur. Aubaine pour les joueurs, un génération qui l’a vu jouer, pour les Kebano, Bakambu, Tisserand et cie, Makelele est un modèle. Quoi de plus heureux que de se faire encadrer par son idole? Casemiro en sait quelque chose. Ses détracteurs, parmi lesquels une bonne frange de la Fédé, ne le voient pas d’un bon œil. Selon eux, il n’a aucun repère de haut niveau en tant qu’entraineur. Argument balayé par ses soutiens qui argumentent que Florent Ibenge était pire à ses débuts, sans vécu ni palmarès. Ils vont même jusqu’à évoquer la jurisprudence Hervé Renard. L’homme qui a gagné deux CAN et est considéré comme le meilleur sélectionneur en Afrique a connu un fiasco en Ligue 1 avec Sochaux. A l’heure actuelle, Claude Makelele est donc un cran au-dessus par rapport à ses concurrents, car il rencontre les desiderata des joueurs tels qu’édictés dans leur memo. Cependant, il faudra un effort financier pour arracher Makelele de KAS Eupen.

 

Nsengi, sans soutien mais avec repère

Christian Nsengi Biembe n’est plus à présenter dans les milieux de férus du football congolais. Ancien entraineur de l’AS Vita Club, il est aujourd’hui sélectionneur des U-23 et adjoint de Ibenge, en charge de l’encadrement des joueurs évoluant en Europe. Ce fin tacticien a le mérite d’avoir découvert et encadré cette génération. A la tête des Léopards aile Europe, il a été à l’origine du match amical RDC vs France A’ d’où est née la génération Marbella. Les congolais n’oublient pas non plus les deux victoires en amical des Léopards A face au Nigeria et au Gabon, deux matches qui se sont déroulés sous son encadrement technique pendant que Ibenge et Zahera préféraient s’affronter à Kinshasa pour le compte du derby kinois. Pour nombreux congolais, ces deux matches sont les plus aboutis sur le plan technique des Léopards ces dix dernières années. Cependant la candidature de Nsengi souffre d’un manque de soutien, portée au début par le Ministère des Sports et une partie des joueurs, elle est aujourd’hui orpheline. Le Ministère des Sports préférant paraître neutre pour s’adjuger le droit du choix et les joueurs s’alignant quasiment tous derrière Makelele.

 

Mihayo, le trouble-fête

Formé localement, Pamphile Mihayo connait une ascension fulgurante au sein du TP Mazembe. Capitaine devenu entraineur du club de Lubumbashi, Mihayo séduit son monde. Auteur d’un doublé championnat-C2 la saison passée, l’ancien milieu de terrain a fini deuxième du championnat cette saison mais a réussi le pari de mener son équipe en phase des poules de la C1, une première depuis 3 ans. Cependant, beaucoup le trouvent encore trop juste pour diriger l’équipe nationale mais pensent tout de même que Baba est destiné à entrainer les Léopards dans le futur. Cependant, les autres soutiennent que s’il a été capable de faire des miracles avec un effectif moyen de Mazembe, il est capable des exploits avec la génération actuelle des Léopards. Suffisant pour faire pencher la balance?

 

C’est donc une équation à quatre inconnues et la solution ne peut provenir que du tandem MiniSports-Fédé, le temps presse!

Team Ndembo

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